Dossier : l'impression 3D expliquée

Publié par Pierre Dubarry, le

Matériaux et applications

En pratique, les imprimantes 3D sont conçues aussi bien pour les besoins des industriels que dans le cadre d'une utilisation plus personnelle. Une flexibilité que l'on retrouve d'ailleurs également dans les matériaux employés.

 

On isole ainsi plusieurs types de matériaux, tels que la poudre minérale blanche, la poudre de polyamide, le titane, le métal, le plastique, la cire perdue ou la céramique. Il en existe bien d'autres encore, l'idée étant de pouvoir imprimer à peu près tout et n'importe quoi, du verre au chocolat, en passant par l'or et l'argent.

 


Le champ d'application pour les professionnels est extrêmement vaste, et enlève pour l'occasion de nombreuses contraintes en termes de production, dont la nécessité jusque-là de créer des outils bien spécifiques pour certains types de produits. On peut aujourd'hui avec les imprimantes 3D professionnelles réussir à fabriquer à peu près tout et n'importe quoi, voici d'ailleurs quelques exemples :

 

  • Prototypes et maquettes
  • Véhicules (pièces)
  • Objets courants (verre, tasse, assiette, coque pour smartphone ou tablette)
  • Chocolat
  • Vêtements
  • Prothèses (dentaires, osseuses)
  • Peau
  • Tissus musculaires

 


Impression de peau

Dans le cas du plastique, qui nous intéresse tout particulièrement puisqu'il est essentiellement destiné aux imprimantes 3D abordables à usage personnel, il est possible d'en trouver de toute sorte. Il peut être noir ou blanc, de couleurs, et l'on trouve même certains fils plastiques fantaisie transparents ou phosphorescents. On en distingue à l'heure actuelle de trois types différents :

 

  • ABS
  • PLA
  • PVA

L'ABS est le matériau le plus proche du plastique traditionnel, que ce soit en termes de résistance ou de longévité, tandis que le PLA est de son côté plus bon marché, mais présente l'énorme avantage d'être issus de ressources biodégradables comme le maïs ou certaines plantes, ce qui en fait un plastique bien plus écoresponsable. Le PVA est quant à lui le plastique le plus onéreux mais aussi le plus fragile, sa principale caractéristique est d'être totalement soluble à l'eau.

 

Dans le cas d'une à usage domestique, l'utilité peut être variable. De la création d'un objet entièrement personnalisé comme une coque pour son smartphone, en passant par un mug, ou pourquoi pas des objets de décoration et des bijoux fantaisies, à du plus utile comme la reproduction d'une pièce ou d'un objet cassée.

 

Vers de nouvelles méthodes de vente ?

Mais s'il faudra attendre encore 2 ou 3 ans avant de voir les imprimantes 3D vraiment envahir les foyers, elles pourraient par bien des aspects révolutionner notre façon de consommer à l'avenir. Prenons l'exemple de l'achat d'une paire de chaussure, deux solutions s'offrent à nous aujourd'hui : aller en magasin, ou la commander sur Internet. Et si demain, ces mêmes sites vendaient uniquement des modèles à imprimer chez soi, avec en plus la possibilitée d'en personnaliser certains aspects ?

 

Ce n'est qu'une hypothèse, mais l'idée derrière tout ceci n'est plus de fournir un bien sous sa forme la plus rigoureuse, mais quelque chose de plus assimilable à un "service", ou certains objets pourraient être directement fabriqués à la maison, à l'aide de son imprimante et des matériaux adéquats.

 

Pour l'heure, certains sites de ventes à l'image de Sculpteo proposent déjà des services d'impression 3D, pour lesquels il suffit de fournir au préalable un modèle 3D réalisé par ses propres soins, ou sélectionné dans une galerie communautaire. Il est également possible de personnalise certains modèles prédéfinis, (écriteau, médaillon, etc.)

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